Comment garder la foi lorsque tout va mal? Foi et épreuves de la vie
- Rev. C.G.Edimo

- 20 juil. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 juil. 2025

il arrive des saisons où l’on a l’impression que le ciel s’est fermé, que nos prières tombent dans le vide, que nos efforts pour rester fidèles à Dieu semblent inutiles. Des temps où la foi chancelle, non pas parce que nous avons cessé d’aimer Dieu, mais parce que la vie nous a frappés trop fort, trop souvent, trop longtemps.
Je vous parle aujourd’hui en tant que pasteur, mais surtout en tant qu’homme de foi qui, comme vous, a traversé des déserts.
Il y a quelques années, un frère de notre assemblée, fidèle serviteur, a tout perdu en l’espace de quelques mois : sa femme, victime d’un cancer fulgurant ; son emploi, supprimé brutalement ; son logement, confisqué par la banque. Un jour, il m’a dit : « Pasteur, je n’ai plus la force de croire. Je n’ai pas renié Dieu, mais je n’ai plus de mots pour Lui parler. » Et je lui ai répondu ce que je vous dis aujourd’hui : « Tu n’as pas besoin d’avoir les mots. Tu as juste besoin de tenir bon, même dans le silence. »
Oui, même le silence peut devenir une prière.
Un exemple biblique : Job, le juste accablé
La Bible n’est pas silencieuse sur les épreuves. Elle ne les nie pas, elle ne les maquille pas. Regardez Job. Un homme juste, intègre, craint Dieu, et pourtant… il perd tout. Ses enfants, sa richesse, sa santé. Même sa femme lui dit : « Maudis Dieu et meurs ! » (Job 2:9). Mais Job répond : « Nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ? » (Job 2:10).
Job ne comprend pas, mais il tient. Il doute, il pleure, il se débat… mais il reste. Et à la fin, Dieu restaure. Non pas seulement les biens, mais aussi la paix intérieure, la foi, l’espérance.
Alors, comment tenir ? Comment ne pas sombrer dans l’amertume ou l’indifférence spirituelle ?
Se souvenir que Dieu est là, même dans l’ombre.« Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi » (Psaume 23:4).Il n’a pas promis l’absence d’épreuves, mais Sa présence dans l’épreuve.
S’autoriser à pleurer, mais refuser de désespérer. Jésus lui-même, à Gethsémané, a crié : « Mon âme est triste jusqu’à la mort » (Matthieu 26:38).Pleurer n’est pas un manque de foi. C’est parfois un acte de foi : on pleure, mais on reste.
S’accrocher à la grâce, même sans comprendre le plan. « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12:9).Ce que Dieu permet, il peut aussi l’utiliser pour construire en toi quelque chose d’éternel.
Parler avec des frères et sœurs de foi. L’ennemi cherche souvent à nous isoler. Mais « là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matthieu 18:20).
Ma prière pour toi qui lis ceci, c’est que tu ne laisses pas le découragement éteindre ta flamme. Même si elle ne brûle plus fort, même si elle vacille, qu’elle reste allumée. Car Dieu ne méprise pas une foi fragile. Il la renforce. Il la purifie. Il la restaure.
Souviens-toi :« Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d’allégresse. » (Psaume 126:5)
Tiens bon, même si c’est debout dans la douleur. Tiens bon, car la grâce divine ne s’épuise jamais. Et un jour, ce que tu vis maintenant servira à relever quelqu’un d’autre. Tu seras le témoignage vivant que Dieu restaure.

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