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Et Dieu dans tout ça ? Le scalpel, le robot et la foi


"Dieu n’a pas changé. Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement ", entend-on souvent. Pourtant, certains chrétiens semblent avoir figé le Créateur dans un passé immobile, comme si les récits de la Genèse suffisaient à contenir toute la dynamique du divin. À croire qu’au XXIe siècle, Dieu est sommé de fonctionner à l’ancienne, sans anesthésie ni réseau 5G.

Entre ceux qui refusent encore la transfusion sanguine au nom d’une foi "pure" et ceux qui s’interdisent toute opération chirurgicale sous prétexte que " le Saint-Esprit fera le travail ", on se demande si le ciel ne soupire pas face à tant d’incompréhension. Ce même Dieu qui a insufflé l’intelligence à Joseph en Égypte, à Daniel à Babylone et à Luc, le médecin bien-aimé, aurait-il perdu sa capacité à inspirer les chercheurs, les chirurgiens et les ingénieurs biomédicaux d’aujourd’hui ?


Heureusement, tous les croyants ne sont pas prisonniers du fondamentalisme spirituel. Certains reconnaissent que la foi ne s’oppose pas au progrès, bien au contraire. C’est même au cœur de cette synergie entre inspiration divine et intelligence humaine que se produisent des miracles modernes.


Prenons le cas de Fernando Da Silva, 67 ans, opéré avec succès d’un cancer de la prostate. Rien d’extraordinaire en soi, sauf que Fernando était hospitalisé en Angola, pendant que son chirurgien, le Dr Vipul Patel, se trouvait à… 11 000 kilomètres de là, en Floride. Grâce à la robotique médicale et à une connexion ultra-performante, le scalpel du robot, guidé à distance par les mains expertes du Dr Patel, a permis une intervention chirurgicale de haute précision, à des milliers de kilomètres. Une prouesse technologique et humaine, oui, mais aussi un miracle dans sa forme contemporaine.


Car qu’est-ce qu’un miracle, sinon une manifestation surnaturelle de la bonté de Dieu dans le cadre du possible ? Le Dieu de la Bible a transformé l’eau en vin, multiplié les pains, ouvert la mer. Et aujourd’hui, il inspire les hommes à ouvrir le corps humain sans y être présents physiquement. Ce n’est pas de la magie, c’est de la grâce incarnée dans la technologie.

Il est temps pour l’Église de 2025 de cesser de confondre fidélité et fixité. Le Saint-Esprit n’est pas un frein au progrès, il en est le moteur. Ce que nous appelons aujourd’hui "progrès scientifique " est bien souvent l’aboutissement de talents que Dieu a semés et fait fructifier en silence, à travers des décennies d’études, de recherches et d’échecs.


Que ceux qui attendent encore une guérison "à l’ancienne " comprennent que le Dieu qui opérait avec de la boue et de la salive, peut aussi opérer aujourd’hui avec des lasers et des robots. L’essentiel n’est pas dans la méthode, mais dans le miracle de la vie restaurée.


Une fois de plus, le Dieu qui a transformé l’eau en vin est le même qui permet à l’intelligence humaine d’accomplir des prouesses technologiques. Il n’est pas coincé dans l’Antiquité biblique. Il est vivant, créatif, innovant. À nous de cesser de lui imposer nos limites, et de reconnaître que chaque percée scientifique au service de la vie est une louange silencieuse, un chant d’adoration inscrit dans le langage de la modernité.


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