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Ismaël, Isaac, et les autres… ou quand la famille explose à coups de drones


Au commencement, il n’y avait pas Israël ni l’Iran. Il y avait deux frères : Ismaël et Isaac. Deux fils d’un même homme, Abraham, patriarche de la foi, mais pas très inspiré en gestion familiale. L’un est né d’un arrangement domestique un peu douteux (merci Sarah pour l’idée) et l’autre, d’une promesse divine retardée mais accomplie; et depuis, l’héritage du patriarche ressemble davantage à un champ de bataille qu’à une réunion de famille.


Les fils d’Isaac ont monté le son. Les fils d’Ismaël ont répondu. Et tous les autres cousins (européens, américains, saoudiens, turcs, et j’en passe) s’agitent autour du barbecue familial, chacun avec sa bûche, son drone, ou son veto à l’ONU.

Mais dans cette série infinie de « Je t’aime moi non plus », l’épisode Israël vs Iran de cette saison 2025 avait quelque chose de particulièrement explosif. Bombes sur Damas. Représailles. Menaces nucléaires. Opérations « chirurgicales ». Et puis, soudain… silence.

Un silence lourd, venu d’outre-Atlantique. L’oncle Sam, jamais à court de solutions (ni d’intérêts), a sifflé la fin de la récréation. Ou du moins, suspendu le feu, le temps de réorganiser les pions. L’oncle Sam n’a pas changé. Il tape sur la table quand les enfants deviennent trop bruyants, mais oublie souvent que ce sont ses cadeaux d’armement qui font le plus de bruit.

Mais les enfants de Pharaon dans tout ça ?

Je parle ici des vrais enfants de Pharaon. Pas ceux qu’on nous peint tout blanc avec des mentons grecques et des nez de pinocchio. Je parle des véritables pharaon, les descendants de la Vallée du Nil, de la Nubie, de Méroé, de Gao, du Sahel profond. Ceux qui aujourd’hui se battent pour reprendre en main leur destin, dans cet espace qu’on appelle désormais l’A.E.S. (Alliance des États du Sahel). Pendant que les frères se tirent dessus à coups de missiles patriotiques et de slogans théologiques, d’autres, en Afrique, tentent une chose devenue presque révolutionnaire : penser par eux-mêmes. Réécrire les règles. Déloger les faux dieux des ambassades étrangères. S’émanciper de la diplomatie sous perfusion.


Et là, étrangement, plus personne ne veut de guerre. On crie à la dictature, à l’instabilité, à la barbarie… comme si le chaos n’était acceptable que lorsqu’il est téléguidé depuis Wall Street ou Tel Aviv.

Alors, que nous réserve demain ? Un nouveau front ? Une paix fragile ? Un retournement spectaculaire ? Un crash boursier en bonus ? Nul ne le sait vraiment. Car les voies de l’Éternel sont impénétrables.

Ce que nous pouvons faire, nous, chrétiens éclairés, c’est poser un autre regard. Sortir du prisme manipulé des “bons” et des “méchants”. Oser lire la géopolitique avec la Bible dans une main et une carte post-coloniale dans l’autre. Et se demander, au fond : qui est vraiment Ismaël ? Qui est réellement Isaac ?

Et que faisons-nous, nous, héritiers spirituels du Royaume, pendant que les fils de la promesse se déchirent en public ?

Si la guerre des frères a été suspendue par l’oncle Sam, la paix véritable, elle, ne viendra que lorsque la fraternité sera restaurée. Peut-être qu’alors, entre deux drones désactivés et trois alliances repensées, l’Afrique pourra souffler un peu. En attendant, gardons la foi. Et surtout, gardons les yeux ouverts.

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